Ce WE, concentrez-vous sur vos sensations.

Voilà le moment de servir. Mais dans un verre en forme de tulipe fermée, qui guide les arômes vers le nez. Ne le remplissez pas trop et tenez-le par le pied si vous ne voulez pas voir votre boisson vite se réchauffer. Et maintenant, essayez de vous concentrer sur vos sens.

La vue pour la robe

Sur fond blanc, regardez le vin. Observez la couleur (appelée robe) qui, pour le rouge, oscille entre le violet et l’orangé selon l’âge du vin. Estimez ensuite son épaisseur, autrement dit le corps, un gage de qualité. Remuez-le doucement. Là, vous verrez les larmes (ou jambes, les gouttes transparentes) descendre le long des parois, plus ou moins vite en fonction de l’épaisseur.

L’odorat pour le bouquet

C’est l’étape la plus importante de la dégustation. Elle doit se dérouler en deux temps. Tout d’abord le premier nez, où l’on sent juste au dessus du verre le caractère général. Puis le second nez, où l’on fait tourner le vin avant de le sentir à nouveau. C’est votre sensibilité qui vous permettra de distinguer parmi les quelques 700 arômes possibles, celui que possède votre cru. Peut-être vous évoquera-t-il la pomme, le pamplemousse ou le clou de girofle, le poivre noir ou encore la lavande, le miel, le pain chaud, voire même la terre ou le tabac, …

Et le goût enfin …

On boit le vin par petites gorgées. On pince les lèvres et on fait tourner le vin dans la bouche, afin que toutes les parties de la langue puissent l’étudier. C’est important car si la pointe perçoit le sucré, ce sont les côtés qui ressentent l’acidité et le fond l’amertume. Pour accélérer le cheminement des arômes vers le nez, on finit par l’aspiration d’un filet d’air. On juge en premier lieu, l’attaque. Elle correspond aux quelques secondes où il entre en bouche et peut être molle, vive, ronde, … Ensuite, lorsque le vin nappe la surface de la langue, il s’agit du milieu de bouche. A ce stade, on parvient à percevoir son astringence, son acidité ou son moelleux. Pour finir, le vin joue tout sur la finale. Après qu’on l’ait avalé, si les arômes persistent quelques secondes, on dit qu’il est long en bouche. C’est un signe de grande qualité.